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Nous avons mangé des crudités dans le salon, pendant que les fentes préparaient le repas principal. Marie-Pluie nous a préparé son “pâté chinois militaire”, fait à base de patates pilées déshydratées, de Beef Jerky et de peanut en écailles. Comme elle dit si bien: “ça nourrit son homme, pis quand tu maches beaucoup ca fait des belles machoires carrées”. On sait maintenant d’où cette androïde de combat tient ses mâchoires digne d’un Terminator. Anouk, en tant que bonne mère de famille, rêvait pour cette année de faire la nourriture pour une grande famille… qu’elle n’avait pas, mais qu’elle imaginait. Elle a fait son exquis canard à l’orange pour Sébastien, des pâtées pour Pierre-Philippe, de la courge confie farcie aux algues pour Louis-Philippe, des super bons pogos maison pour le ptit Dagniel, cinq ans, qui les aime presqu’autant que le dessin. Moi, je n’ai eu qu’un unique cheeseburger… Je suis demeuré poli, mais pendant une quinzaine de minutes, je me suis questionné à comprendre comment cette petite vache pouvait croire qu’un seul cheeseburger allait reussir à combler la faim d’un grand rockeur comme moi… de plus… je bavais en regardant les pogos de Dagniel, cinq ans, qui aime le dessin. Paola, ayant moins de moyen que les deux autres princesses culinaires, nous a préparé des pizza bite sizes à l’héroïne… elles n’étaient pas aussi douces que celles que ma soeur me préparait quand j’étais petit… mais ça me rappelait mes premiers réveillons. J’étais quand même soulagé en apprenant que c’était Dagniel (cinq ans, qui adore le dessin) qui s’est broyé l’estomac en avalant la pizza contenant les morceaux de seringue.
Envouté par les odeurs de ce délicieux repas, nous avons été appelés à table par les femmes. Dagniel, cinq ans, qui adore le dessin et qui mange ses pogos avec du ketchup au lieu de la moutarde, était assis juste devant moi. Tout le long du repas, il cherchait l’occasion de croiser mon regard de ses petits yeux malicieux; il savait qu’il avait en sa possession l’objet que je convoitais. Il a échappé un bout de pogo au sol, et même s’il aurait pu le ramasser avant que la loi du 30 secondes (celle adaptée pour les enfants idiots) ne tire à échéance, Dagniel, cinq ans, qui adore le dessin et qui est chanceux que de nos jours on n'a plus le droit de punir les enfants à coups de matraque, commençait à me mettre à bout. Sébastien tentait d’établir une éducation sur le hockey qui n’avait aucun sens, et que tout le monde se fouttait bien. Louis tentait d’établir une autre théorie scientifique, que je ne parvenais pas à suivre. Pendant ce temps, Pierre-Philippe, aquiescait à plusieurs discussions à la fois… mais pendant ce temps, il matait les femmes… nos femmes. Pendant que Dagniel, cinq ans, qui adore le dessin et qui ne mange pas la croustillante pâte qui reste sur le bâton de pogo, finissait sa dernière bouchée de saucisse… Pierre-Philippe était en train de doigter discrètement Anouk sous la table… je crois bien être le seul qui s’en est appeçu… et c’est à ce moment que je perdis connaissance… mon visage tombant face première dans le fromage de mon cheeseburger.
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