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Quelle joie de se réunir dans les locaux de VirusLatte, le jour de Noël, afin de déguster des bons sandwichs triangle. Quelle joie que d’entendre à répétition le rédacteur en chef dire : « Osti que je vous gâte les gars… Osti que je vous gâte… » Randy, seulement à moitié chaud a été le premier à arriver… Il a passé la nuit à côté, au Vieux Shack de Montréal.
Louis-Philippe est arrivé en retard, avec Pierre-Philippe, sous prétexte qu’ils étaient en train de se poupounner : « Ok, c’est ça que vous vouliez dire par tenue de ville… Louis avait raison. » Moi, j’étais à l’heure, avec mes plateaux de sandwich du Vieux Shack de Montréal : « Le Vieux Shack: Sandwich frais, femmes fraîches. »
On pouvait commencer. On avait préalablement pigé des noms, pour l’échange de cadeaux. Je m’étais pigé moi-même, mais, malgré les contestations de mes collègues, nous avons procédé à une repige. Le destin fit son travail, et l’échange de cadeaux eut lieu.
Le premier à ouvrir fut Pierre-Philippe, qui a sauté de joie en voyant le DVD Borat et la casquette que je lui ai achetés. Il était si heureux qu’il lâcha un gros « Tabarnak » de joie. Ce fut ensuite le tour de Randy qui a eut le jeu Guitar Hero III de la part de Pierre-Philippe: « Aaah cool une guit’ qui a de la gueule qui vient avec un CD d’entraînement. » Puis, c’est Louis-Philippe qui a ouvert le cadeau offert par Randy : « Tu va voir Louis, c’est bein bon c’te DVD là. Tu ne t’auras jamais vidé la graine de même. Chu pas bein bein un bon comédien, mais c’pas grave, c’pas ma face qui s’remarque. Le début est surtout Gonzo, mais il y a toujours une touche POV vers la fin des sketchs. Coudon, elle a pas de corde ce guit’ la… » Le titre du DVD était Randy Gang Bus : The One Man Gangbang. Louis très content : « J’aime beaucoup les films de gangster, on le regarde. » Un instant, c’était mon tour.
J’étais tout content d’avoir le plus gros cadeau, c’était lourd en plus. J’aime les grosses choses lourdes. J’ai déchiré l’emballage et a ma plus grande consternation, c’était des pads de goaler. Devant ce silence étouffant, mes collègues ont tenté de détendre l’atmosphère. Louis me dit : « Tin, ça va t’aider à bloquer mes idées. » Randy : « Ça va t’aider pour ta faiblesse entre les jambes. Coudonc, c’est du plastique ça. » Pierre-Philippe : « Montréal aussi dit toujours que son problème c’est le gardien. » Randy : « Criss de cave. Criss, c’est quoi c’te plug la, c’est-tu pour des amplis européen, parce que européen sont pas fort fort su’é guit’. »
C’en était assez, je me suis enfermé dans mon bureau. Pierre-Philippe et Randy, ont convenu qu’il valait mieux retourner chacun chez-soi. Alors qu’il était sur le seuil de la porte, Randy a dit : « Tu parles d’une osti de guit’ de fif, il manque des accords dessus. » Il ne restait plus que Louis dans les locaux : « Bon, on va écouter ça c’te film là. Seb tu viens tu écouter, c’est un film de gang. » Quelle mauvaise décision ce fut que d’aller voir ce film. Je ne pourrai plus jamais regarder Randy sans penser à son énorme pénis à veine bleue.
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