La plupart du temps, si ce n'est pas toujours, l'enfance est la période des traumatismes. Et, dans ce cas, l'éducation que l'on nous donne c'est pour nous protéger afin de survivre. Dépendamment des épreuves à surmonter, et des ressources mises à notre disposition, chacun de nous, à l'âge adulte, aura acquis des croyances et des valeurs allant dans ce sens. Mais, la plupart du temps, ces croyances et ces valeurs, essentielles à ce moment, se trouvent à faire obstacle à l'évolution vers la maturité, l'autonomie et l'âge adulte.
Depuis la parution des premières ébauches du tout nouveau fil de presse de Virus Latte, aucun lecteur n'a encore pointé du doigt cet étrange évènement (oui, oui, j'emploie la nouvelle orthographe, bon). Je n'ai pas reçu d'e-mail, pas de fax, ni de signaux de fumée m'indiquant qu'un lecteur eût été alerté par la nouvelle. En fait, je ne suis pas sûr que des gens nous lisent vraiment, mais ça c'est un détail.
Siégeant derrière la verrière de mon domaine vinicole des Hautes Laurentides, je débute ainsi mon mémoire. Je suis né en 1928, d’un père ouvrier, j’ai connu une enfance difficile. Ma mère travaillait à trente sous la journée, comme débardeuse au port de Montréal. J’ai très jeune compris que cette existence misérable n’était pas faite pour moi. J’ai profité du fait que le régime Nazi s’amusait à brûler les fourrures Parisienne, lors de cette incroyable opportunité économique qu’était l’occupation, afin de construire mon empire. J’ai débuté en chassant le castor d’Amérique à poil long, communément appelé wet beaver.
Les rats et les hommes font bon ménage. Lorsque les femmes s’en mêlent, quand la passion mène ta vie, tu ne fais pas bon ménage avec toi-même. Je le sais. En passant, l’ami, je sais où t’habite, si jamais t’as un problème avec ça, attention!
Idéalement, il doit toujours y avoir quelqu'un près de nous, lorsque nous donnons un peu de fruits sauvages à des gens méchant. Cependant, ce n'est pas une nécessité. Mais il le faut quand même.