Omnikrom revu et corrigé par Randy Roxx
J’ai demandé à Pierre-Philippe de m’aider à comprendre ce qui fait Rocker les jeunes de nos jours. Il a répondu à ma demande en sortant de ses poches une toute petite boîte métallique. La lueur qui s’en dégageait fendit l’obscurité. Il me tendit sa boîte de Pandore et dit : « Pèse su’play. »
Je comprends que les jeunes filles se trémoussent encore sur des rythmes endiablés. Qu’elles veuillent encore enlever et lancer leurs vêtements au chanteur ou au lead-guitar d’un groupe, mais ce que j’ai entendu dans les écouteurs m’a tout simplement fâché.
Je ne crois pas que ce groupe sache comment Rocker.
Aucun des membres de la formation ne joue d’un instrument. C’est généralement pardonnable pour le Lead-Singer qui doit à la foi se souvenir des paroles d’une chanson, faire une chorégraphie remplie de contorsions sensuelles et spotter les groupies potables. Quand le chanteur d’un groupe n’a pas d’instrument, on lui donne toujours un tambourin. C’est une règle fondamentale du rock passé de génération en génération comme certaines maladies. J’ai écouté « ÉTÉ HIT » des milliers de fois, au ralenti, en accéléré, à l’envers et même de travers. Y’a aucun tambourin sur cette tounne là.
Les paroles de cette chanson m’ont rendu hors de moi. Surtout le refrain. Suis-je le seul à noter l’absence totale de YHEA, COME ON, BABY ou de OHHH dans le refrain? C’est cracher sur l’essence du Rock. La fioriture et les vocalises ne sont pas des éléments de décors dans une chanson Rock. Ils sont la chanson. Si je comprends bien « Été hit » sert de réponse à quelques versets. Précisément comme la dans chanson à réponses des groupes de folklore québécois. Je class donc ce groupe côte à côte avec La Bottine Souriante et L’envolé de Castors.
Musicalement le groupe se défend bien avec son rythme de 1,2,3,4 1,2,3,4 mais je crois que base de fond devrait être fait à la base acoustique. Les jeunes filles tout comme les milfs sont folles des joueurs de base. Jusqu'à présent leur musique tien la route mais c’est au refrain que ça se gâte. Aucun solo. Les plus grands solistes de l’histoire du Rock ont compris l’utilité de cette période. C’est un temps mort qui sert de break au reste du groupe. Dave Sprouts un de mes amis à écrit un livre intitulé « Taking one for the team » où il explique l’art de faire un solo. Selon lui, c’est le sacrifice d’un membre du groupe pour le mieux être des autres membres de la formation. En 1971 Sprouts a fait un solo de plus de 270 minutes pour moi. Cette pause a permis au grand maigre du groupe d’aller faire de la coke avec les barmaids. Notre batteur en a profité pour terminer ses études en actuariat. De mon côté, j’en ai profité pour avoir 17 relations sexuelles complètes avec des partenaires différentes. Dave ne s’est jamais vraiment remis de son solo. Ses doigts portent encore les marques que ses guitares lui ont infligées, mais tout le monde se souvient qu’un bel après-midi de Mai 71 dans un parc en banlieue de Chicago, un home possédé donna le solo du siècle. C’est ça faire du Rock. Passé à l’histoire plutôt que de faire des hits.
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