La quête existentielle de « HOT SAUCE »

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            Le gros, tu ne devineras jamais ce qui m’est arrivé le mois passé. Un gars, assez chill pour se faire respecté, mais nowhere qui se pointe chez nous en quête existentielle. Je lui dis : « Yo! Moi, c’est Yann, avec moé tu chill ou tu crèves. » Il me répond : « Ok, je chill. » Tellement joyeux de sa réponse, je l’ai récompensé avec un freestyle de beatbox de la mort. C’était vraiment trop chill, moi qui avait le flow, et lui qui groovait comme un malade.

-          C’est quoi ton nom l’gros, que j’y ai demandé.

-          Moi, c’est Sébastien Trudel, j’habite non loin, dans la contrée du Sud qu’est l’énigmatique Montréal.

-          J’en ai déjà entendu parlé, avec Big Chief, ma Civic, on a déjà frôlé les limites de c’te bourgade.

La complicité était apparente entre nous deux. Je disais « gunshot » et il hurlait « brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr….. » en mimant un fusil avec ses doigts. Nous avions beaucoup de plaisir.

Très vites nous avions découvert des affinités presque effrayantes, nous aimions tous deux manger et boire de l’eau, dormir parfois, et même se reposer, et aussi, avoir de l’argent. C’était vraiment, vraiment effrayant. Nous avons profité de notre rencontre pour faire du camping sauvage et aller chiller au vieux shack.

Trois ou quatre fois, on est allé à un bar sur le boulevard Des laurentides à Laval. C’était trop chill. Seb me disait toujours de checker les poulettes, et je lui répondais que je trouvais chill qu’on ait les mêmes goûts en matière de biatchs. Cette phrase je l’accompagnais généralement d’un « gunshot », sur quoi Seb répondait « brrrrrrrrrrrrrrrrrrrr….. » C’était trop chill.

À moment donné, il est arrivé de quoi de wack, ya un grand slack, full outsource, qui dit a Seb : « Ok là, come on Seb, Marie-Pluie t’attend à la maison. Viens-t’en. » Seb ne savait pas quoi faire, alors je lui ai dit d’embarqué dans Big Chief. Nous avons roulé plusieurs heures, sous la lueur de la lune.

Rendus au vieux shack, nous avions été dégoûtés par un rockeur qui faisait l’amour à quatre vieilles prostituées, sans condoms. « Ouache, une pute tu fourres ça avec du rubber au moins, vraiment pas chill, » que j’ai hurlé. Seb m’a dit : « C’est Randy, come on, s’en va. » Comme nous nous en allions, Randy hurlait, « revenez, chu pu capable de fournir, un petit coup de main serait apprécié.

On est allé manger une pointe de pizza, pis là Seb m’a montré à quel point il était viril, en mettant vraiment beaucoup de sauce piquante sur sa pointe de pizza mexicaine. Giuseppe, le gars qui vendait les pointes, dit, émut : « Checkez le gars, on devrait l’appeler Hot Sauce! »

Et c’est ainsi que débuta la légende de Seb « Hot sauce » Trudel.

 

P.S. Allez voir mon myspace!

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1 commentaires

Pierre-Philippe Allard Author Profile Page a dit :

Hummm…
Cette histoire justifie que je vous raconte la Légende de M. Canette.

Qui a hâte de voir la réaction de Seb
PPA

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À propos de cette note

Cette page contient une unique note de Yann Big publiée le 5 décembre 2007 11h19.

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